Décédé dans la nuit
du 26 au 27 février 2013 à 95 ans, celui qui a traversé le XXe siècle, laissera
plus qu’une trace dans l’Histoire. Stéphane Hessel a ouvert le chemin du XXIe
siècle à une jeunesse désorientée à qui il a transmis expérience, force et
espoir. Il s'était confié au
Monde des Religions en
décembre 2010:
« Nous ne sommes
nous-mêmes que lorsque nous essayons de nous dépasser, lorsque nous ne nous
contentons pas de l’acquis. Jusqu’où est-ce que cela nous mène ? Jusqu’à nous
confronter à des valeurs, qui, elles, sont incontestables et nous
surdéterminent. Elles nous donnent un sentiment d’accomplissement. Pour
certains, c’est Dieu, pour d’autres la République, la justice ou la beauté ».
Stéphane Hessel
parlait de la profondeur des choses avec des mots simples. Ces mots qu’il a
trouvés pour parler d’espoir et d’optimisme à une génération maltraitée. L’homme était doux, mais il mettait de
l’énergie et de la force dans ses propos, dans ses colères, dans son
indignation qu’il aurait dû appeler « révolte ».

